Association des Descendants de Chouans et Vendéens

Joseph-Claude-Jean, Marquis de L’Estourbeillon

Joseph-Claude-Jean, Marquis de L’ESTOURBEILLON, né à Nantes, le 16 août 1757, baptisé le 17 août 1757 et décédé le 3 avril 1829, marié le 25 mai 1784 au Croisic avec Renée-Gabrielle RADO du MATZ, née le 30 août 1767 à Piriac et décédée le 18 juillet 1808 à Caden. 


Chevalier, chef de nom et d’armes, entré comme page du Roi en sa Grande Ecurie le 30 juin 1773 ; placé sous-lieutenant le 5 janvier 1776 au régiment du Roi-cavalerie ; nommé capitaine de la compagnie des gardes-côtes de Montoir et Saint-Nazaire en 1785 ; il assista en 1789 à l’assemblée de la Noblesse de Bretagne à Saint-Brieuc, pour la nomination des députés des Etats-Généraux et signa la protestation de cet ordre. 


Assiégé en 1792 dans son château de Bois-Joubert en Donges par les troupes du Général Avril, il soutient pendant 3 jours une lutte inégale, aidé seulement de quelques fermiers et domestiques. Arrêté, jugé et enfermé à Nantes, il s’évada du château de Nantes pour rejoindre l’armé de Condé, dans laquelle il fut nommé officier aux chevau-légers de la garde du Roi.  


A compter de la fin 1793, il alterna des séjours à Jersey et à Londres. Créé chevalier de l’ordre de Saint-Louis le 10 juillet 1799, il reçu la croix de cet ordre des mains du Chevalier de ROSNYVINEN, maréchal des camps et armées du Roi, en vertu d’une commission donnée par Monsieur, lieutenant général du Royaume, datée du 10 juillet 1799 et signée « Charles-Philippe ». 


Autorisé par le gouvernement royal à rentrer en France par une lettre de Monseigneur Louis-Joseph de BOURBON en date du 28 janvier 1802, et malgré les avances faites par l’Empereur Napoléon Ier, il demeura l’un des plus intrépides intermédiaires entre les Princes et les Royalistes bretons, assurant le service de la correspondance des Princes. 
Il décéda le 3 avril 1829 à Caden, en son château du Matz.


Sources bibliographiques
InfosBretagne : Etymologie et Histoire de Donges