Association des Descendants de Chouans et Vendéens

Jean-Baptiste Rabjeau

« Jean-Baptiste Rabjeau de St Florent âgé de 67 ans sergent dans les chasseurs de la division de Beaupréau. Dans les cent jours, il se présenta avec ses 4 fils ».


Né à Saint-Florent-le-Viel (Maine-et-Loire) le 12 mai 1759. Il est le fils de Jean (1726-1761) cordonnier, marié au même lieu le 9 novembre 1756 à Renée Gautreau (1731-1803). Il épouse à Saint-Florent Marie Jubin (1759-1810), fille de feu Pierre, voiturier par eau, et de sa seconde épouse feue Marie Mahé.


Maçon et tailleur de pierre, il entra dans l’insurrection vendéenne dès les premiers jours de la guerre en mars 1793. Il prit part ainsi aux premiers combats de l’Armée Catholique et Royale. Il traversa la Loire le 18 octobre 1793 et suivit l’Armée vendéenne dans la désastreuse Virée de Galerne. Il parvint à regagner l’Anjou et à poursuivre la lutte sous les ordres de Stofflet. Nommé sergent des chasseurs de la division de Beaupréau, il fut grièvement blessé à deux reprises ; une de ses blessures fut si grave qu’elle sera un handicap pour le reste de sa vie. Il déposa certainement les armes en 1795 après la signature du traité de Saint-Florent qui mettait provisoirement fin aux hostilités. Retrouvant son métier, ses infirmités l’empêchèrent de l’exercer pleinement. Durant les Cent-Jours, en 1815, il reprit pourtant les armes avec ses quatre fils : Louis, Jean, François et Claude. A la fin de sa vie, il n’eut de cesse de demander une augmentation de la faible pension que lui versait le Roi. Ses souffrances et sa fidélité au Royaume n’obtinrent jamais de réponse malgré le soutien que lui apporta Claude-Louis Gazeau, l’ancien aide de camp du général d’Autichamp et chevalier de la Légion d’Honneur. Il mourut à Saint-Florent-le-Viel le 23 décembre 1840.


L’un de ses parents François Rabjeau, né en 1731 à Saint-Florent-le-Viel, participa également à la guerre. Capturé durant la Virée de Galerne, certainement après la bataille de Savenay, le 23 décembre 1793, il fut emprisonné dans l’entrepôt des cafés à Nantes. Il fut condamné à mort le 30 décembre suivant, en même temps que 96 personnes, sans autre forme de jugement. Son corps fut jeté dans les carrières de Gigant où reposaient déjà plusieurs centaines de Vendéens.


Sources 
Les Archives de la Vendée -  Collection des estampes (Cliché Musées d’Angers) -  Vie de Charles-Melchior-Artus, marquis de Bonchamps, général Vendéen par P.M. Chauveau – 1817 -  La Vendée angevine par Célestin Port  - Les vétérans des guerres de Vendée -  Vendée militaire et Grand Ouest  - Louis Rabjeau n° 236 les éditions du Choletais, Cholet 2006 (P.Rabjeau éditeur) -  Geneanet : l’arbre généalogique de Louis Rabjeau.