Association des Descendants de Chouans et Vendéens

Jacques Forestier

Né à Chauché le 19 novembre 1751, décédé à La Gaubretière le 18 décembre 1835.


Fils de Pierre Mathurin FORESTIER, procureur fiscal de Beaurepaire, et de Marie Henriette CANTREAU.

 

Son père, Pierre FORESTIER, nommé « notaire et procureur postulant de la ville et vicomté de Tiffauges » par lettres du 28 juin 1745, était venu s’établir à La Gaubretière où il demeurait en face du manoir de la Louatière.


Jacques FORESTIER est d’abord nommé courtier jaugeur du bureau de La Gaubretière, avec les privilèges et immunités y attachés, « attendu que le dit FORESTIER est de religion catholique apostolique et romaine ».


En 1771, à peine âgé de 20 ans, il est nommé notaire royal par lettres signées de Louis XV, avec dispense d’âge accordé par le roi lui-même. A cette charge de notaire royal, Jacques FORESTIER joint bientôt celle de procureur fiscal des châtellenies des environs, charge que son père occupait avant lui et qui lui fait donner, dans les vieux actes, le titre de « praticien ». Il en effet nommé procureur de la châtellenie de Chambretaud par lettres du 5 mai 1773, de celle de La Gaubretière par lettres du 8 novembre 1780, et de celle des Landes-Génusson par lettres du 29 mars 1784.


Enfin, en 1790, lors de la création des juges de paix, il est nommé à l’élection juge de paix du canton de Tiffauges. C’est après cette nomination qu’il commence la construction de sa maison de la Garenne, sur l’ancien chemin de La Verrie, construction que la Guerre de Vendée devait momentanément suspendre.


Il prend la tête du soulèvement de sa paroisse en mars 1793. C’est lui qui entraîne SAPINAUD de LA RAIRIE dans la guerre. Officier dans l’armée vendéenne, il assume en particulier les fonctions de commissaire aux vivres. Excellent combattant, il s’oppose aux représailles et fut particulièrement clément envers les prisonniers.


Il est mort chez lui, à La Gaubretière, le 18 décembre 1835.