Association des Descendants de Chouans et Vendéens

Henri Marie du Boishamon

Henri Marie du Boishamon baptisé le 4 mai 1776 à Montauban, la Lande (35) filleul de Henry de La Riolais, marié le 15 mai 1810 à Dinan (22) décédé le  26 janvier 1846 à Pluduno Monchoix (22), chevalier de Saint Louis : âgé de 13 ans au début de la Révolution française, il était alors aspirant officier à l’école d’artillerie à Metz. Il émigra le 1er septembre 1791 et servit dans un corps de l'armée des Princes puis sous commandement autrichien. Passé en Angleterre en janvier 1795, il participa au débarquement des émigrés à Quiberon et parvint à réembarquer après la défaite. Il accompagna le Comte d'Artois sur l'île d'Yeu, mais après le refus de ce dernier de gagner la Vendée, du Boishamon choisit de se faire débarquer par les Anglais où il rencontra Cadoudal, et de là, gagna le pays de Vitré où il passa sous les ordres de Alexis du Bouays de Couësbouc. Il était considéré comme le meilleur officier chouan de la colonne de Vitré avec Toussaint du Breil de Pontbriand. Pour son premier combat, il battit 300 Républicains avec 150 hommes à Saint-Jean-sur-Vilaine, il remporta une autre victoire notable à Dourdain. Son frère Joseph servit aussi dans la division de Vitré sous le grade de lieutenant. 

 

Il fut breveté lieutenant-colonel de l’armée catholique et royale le 10 mars 1796. Il déposa les armes le 29 juin 1796, mais poursuivi en tant qu'émigré, il se cacha à Versailles et s'enrôla dans l'armée républicaine comme simple soldat sous le nom de Pierre Henry. Il participa à la Campagne d'Italie (1796-1797).Démobilisé en 1802, il reprit les armes en 1815 et devint colonel de la division de Médréac. Il fut fait chevalier de Saint-Louis en 1816 en récompense de sa participation à la Chouannerie de 1815. Il épousa à Dinan, le 15 mars 1810, Marie Antoinette de Bédée de La Bouëtardaye avec qui il eut deux fils: Charles Marie Joseph, né en 1813 et Henry Augustin Eloi Edouard né en 1817.Lors de la Restauration française, il devint sous-préfet de Ploërmel, puis de Saint-Malo. Henri du Boishamon mourut le 26 janvier 1846 au château de Montchoix et fut enterré au cimetière de Pluduno.

 

Sources bibliographiques et autres :
Paris 1848 - Histoire des Guerres de l’Ouest : Vendée, Chouannerie 1792 -1815 par M . Théodore Muret – tome 4 - Edouard Proux et Cie, Imprimeur Editeur,
Dinan 1879 - Henri du Boishamon – « Sa vie à travers la Révolution et la Terreur et ce qu’il fut pendant et après a restauration– (187 pages) - Bazouge, imprimeur-Libraire éditeur,
1897 - Toussaint du Breil de Pontbriant (Mémoires du Colonel de Pontbriand),
Paris 1980 - Figures de Chouans de Job de Roincé (pages 64 à 69) – Editions Fernand Lanore – 1, rue Palatine Paris 6ème,
1989 – La Révolution dans le pays de Fougères, Société archéologique et historique de Fougères par Christian Le Bouteillier,
Etc.,
Henri du Boishamon – Wikipédia